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![]() Monsieur Nicolas SARKOZY Président de la République Française. Palais de l’ELYSEE 75000 PARIS |
Lettre ouverte à Monsieur le Président de la République Française, |
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Monsieur le Président de la République, Au moment où vous êtes investi de si hautes fonctions et où vous portez tous les espoirs d’une grande majorité des Français, je me permets très respectueusement d’appeler votre attention sur une situation préoccupante pour l’économie de deux vallées de France. Les vallées du Gave d’OLORON et du Gave de SAISON (Pyrénées-Atlantiques) vivent pour une grande part du tourisme. Pour le tourisme, la pêche sportive du saumon atlantique est, grâce aux pratiquants qui viennent de toute la France et de nombreux pays Européens, un apport plus que substantiel, surtout que cette activité se déroule hors saison touristique classique. Ce tourisme est menacé pour deux raisons : 1°
Le danger provient des pêcheurs professionnels et des pêcheurs
amateurs aux engins qui (légalement) en zone estuariens de l’ADOUR
capturent les saumons remontant vers les frayères. 2° Par la détérioration et l’altération du milieu aquatique dues aux pratiques agricoles (surtout par la culture du maïs) et aux pompages abusifs, soit dans le lit des cours d’eau, soit dans les nappes phréatiques. La situation des pêches aux filets existe également sur les bassins de quelques grands fleuves comme la Garonne, la Loire et sur d’autres cours d’eau comme par exemple la Dordogne et engendre les mêmes problèmes.
Pour le bassin de l’ADOUR / GAVES le total de ces pratiquants est d’environ une soixantaine, dont une quarantaine seulement est spécialisée sur ce poisson ; par contre le total des personnes qui travaillent dans le tourisme est de plus d’un millier, réparties dans ces vallées des Gaves. Il
faut savoir, et toutes les études menées dans tous les pays
contenant des rivières à saumons le prouvent : L’ensemble des intervenants du tourisme : les hôteliers, les propriétaires des gîtes et des campings, les restaurateurs, les guides de pêche, les magasins spécialisés en matériel halieutique, les stations-service, les buralistes, les bars, les magasins de vêtements et de produits alimentaires, les magasins de souvenirs, etc, bref tous ceux qui ont des rapports commerciaux avec les touristes et les pêcheurs espèrent une mesure dans le sens d’une meilleure répartition de la ressource et la pérennisation de cette ressource. Pour pérenniser la survie de cette espèce de multiples mesures ont été avancées, des organismes tel les COGEPOMI « travaillent » sur ce problème depuis des années. Il est à souligner que des résultats encourageants, bien que faibles à nos yeux, ont été obtenus par le COGEPOMI de l’ADOUR, et des avancées ont été acceptées par les pêcheurs professionnels (c’est une des seules régions à avoir ce satisfecit). Des études (certaines très chères) ont eu lieu sur certains bassins, alors que le fait de permettre tout simplement aux géniteurs d’atteindre la zone des frayères est le moyen le plus simple, le moins onéreux et le plus logique (pas seulement dans le cas des saumons, d’autres espèces telles les truites de mer, les aloses, les lamproies et les anguilles au stade de civelles, sont elles aussi concernées). Il
semble que la mesure de sagesse serait de prolonger ce qui se fait actuellement
en portant la relève totale hebdomadaire à trois jours consécutifs,
mais toute l’année. L’association de ces deux mesures permettrait une meilleure remontée des migrateurs et une plus grande et meilleure possibilité de reproduction. Ces mesures engendreraient des retours plus nombreux les années suivantes, de ce fait des captures plus nombreuses pour tous les pratiquants, professionnels, amateurs aux engins et sportifs. Monsieur
le Président, il serait bon en s’appuyant sur les délibérations
du NASCO/4 au 8 juin 2007 de suivre l’exemple de l’Irlande
et de l’Ecosse de réduire l’effort de pêche des
professionnels pour un meilleur retour sur les frayères. Mais il faut conjointement, se pencher sur l’état de l’eau de ces fleuves et étudier les impacts nocifs que les pratiques agricoles actuelles entraînent sur les pouvoirs de reproduction des poissons amphihalins en altérant la qualité de l’eau, en favorisant son réchauffement et en colmatant par les Matières En Suspension (M.E.S) le substrat où les poissons déposent leurs œufs.
Si l’on arrive à juguler un peu les atteintes portées
au biotope et que l’on puisse obtenir un accord des pêcheurs
professionnels : Cela permettra également assez rapidement la restauration du cheptel de poissons migrateurs de la NIVE et du gave de PAU (s’il est équipé de passes migratoires opérationnelles) et le développement du tourisme pêche dans ces vallées. Essayer cela sur un cycle de dix ans serait le moyen enfin de sauver et de prouver le potentiel réel de ces rivières. De plus, cela serait une mesure d’égalité, car il ne faut pas se méprendre, un filet est plus prédateur qu’une ligne équipée d’un hameçon. Pour preuve de la nocivité des « engins » utilisés, de nombreuses captures faites cette année à la ligne portent des traces des mailles des filets. Les Maires de toutes les communes concernées, dans les deux vallées, ainsi que les A.A.P.P.M.A espèrent depuis longtemps des mesures promises, mais jamais tenues. La signalisation de la ville de NAVARRENX porte comme un label « Capitale Mondiale de la Pêche au Saumon », c’est peu dire de l’image véhiculée. Les Gaves sont les dernières rivières de France qui contiennent une souche de « grands » saumons atlantiques, elles font aussi partie des dernières rivières européennes à contenir ce fabuleux poisson. Classés
« axes bleus » (à poissons migrateurs dominants), ils
sont aussi à protéger contre toute construction de nouveaux
barrages ou micro centrales électriques (ainsi que le prescrit
la loi) et contre toutes sources de pollution. Pour
tous les ouvrages existants des passes à poissons efficaces (ce
qui n’est pas toujours le cas) doivent être installées. Les mesures proposées existent et ont fait leurs preuves dans d’autres pays, certains même, par exemple l’Irlande vivent de l’apport économique qu’engendre la pêche sportive, sommes-nous plus stupides en France ? Les retombées économiques de la pêche sportive peuvent permettre dans le contexte actuel de maintenir et même de créer des emplois. Au moment où l’ensemble des hommes politiques se montrent favorables à la protection de la bio diversité, serez-vous celui qui n’aura pas pu ou pas voulu protéger une souche de poissons sauvages, j’ose croire Monsieur le Président de la République que les engagements que vous avez pris durant la campagne électorale verront leur continuité dans cette mesure, somme toute simple, de protection d’une espèce, d’une économie et faire perdurer ainsi la vie de ces vallées. C’est pour cela Monsieur le Président de la République que je me suis permis de faire appel à votre haut arbitrage pour inviter Monsieur le Préfet Maritime à règlementer cette branche de la profession de Marins Pêcheurs (et amateurs aux engins) et leurs pratiques, protéger ainsi nos derniers grands saumons et sauver l’économie d’une région de France. Je reste bien entendu à votre totale disposition pour toutes informations complémentaires. J’ai l’honneur de porter à votre connaissance que le présent courrier et votre réponse seront communiqués à la presse halieutique nationale, ainsi qu’à la presse régionale pour parution. Je vous prie de bien vouloir accepter Monsieur le Président de la République, l’hommage de mes sentiments respectueux. Robert
MENQUET lettre mise en ligne le 14 juillet 2007 à 19 heures |
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ci-dessous,
la lettre postée le 22 novembre 2007 au
Ministre de l'Agriculture et de la Pêche
Moniteur / Guide de Pêche Secrétaire de la F.F.M.G.P Hameau de BOUSSAN 09320 SOULAN France Téléphone : 05 61 96 88 99 |
![]() Monsieur Nicolas SARKOZY Président de la République Française. Palais de l’ELYSEE 75000 PARIS |
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Objet : Lettre ouverte à Monsieur le Président de la République Française, Monsieur le Ministre,
J’ai début juillet 2007 adressé une lettre à
Monsieur le Président de la République (dont je vous adresse
une copie en pièce jointe). Je vous prie de bien vouloir accepter Monsieur le Ministre, l’hommage de mes sentiments respectueux. Robert
MENQUET
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